Les médias parlent depuis plusieurs mois de « backlash écologique », surtout au niveau national. Mais qu’en est-il au niveau local, à l’heure où les élections municipales arrivent ?
Les choix d’orientations politiques et la baisse des budgets pour l’environnement marquent un net recul de la lutte écologique au niveau national : loi Duplomb, programmations pluriannuelles de l'énergie (PPE), suppression des ZFE, arrêt de ma Prime’Renov, etc. Cela représente un changement de cap d’une certaine volonté environnementale enclenchée avec les accords de Paris en 2015.
Ce recul écologique est accompagné par une présence accrue dans les médias du climato-scepticisme, de désinformations, de pseudo-scientifiques douteux. Alors que le traitement des questions environnementales ne serait que de 6% dans l’ensemble des médias. Le backlash voudrait dire que chaque avancée pour la lutte contre le changement climatique serait suivie d’un retour de bâton réactionnaire.
Pour autant, ce net désaveu écologique ne se retrouve pas chez les Français.es. En effet, le dernier baromètre de l’ADEME indique que 25% des Français font de cet enjeu une priorité, juste après l’inflation et la sécurité. Dans cette même étude, avec un volet dédié aux élu.es locaux, on observe une aggravation du pessimisme quant aux conséquences concrètes du changement climatique dans les territoires, qui conduit la majorité des élu.es interrogé.es à ressentir la nécessité urgente de politiques d’adaptation au changement climatique. Pour mener à bien de telles politiques, la question du financement vient en tête de leurs préoccupations.

